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Le tube digestif d'un individu en parfait état de santé contient des milliards de bactéries indispensables à la vie. Une partie de ces germes est rejetée avec les matières fécales et passe dans les égouts. Ceux-ci les transportent vers les rivières ou vers la mer. En effet, les stations d'épuration, qui traitent l'eau des égouts, n'éliminent en général qu'une faible partie de la charge microbienne des eaux usées. Dans le milieu récepteur, ces germes sont dilués. Beaucoup d'entre eux meurent mais d'autres survivent et peuvent se développer.
Si, dans la population, certaines personnes sont malades, elles peuvent émettre des germes pathogènes que l'on pourra également retrouver dans les eaux rejetées dans le milieu naturel par les réseaux de traitement des eaux résiduaires. Les baigneurs eux-mêmes, par ailleurs, apportent des germes dans l'eau.
Le contact avec des germes pathogènes au-delà d'une certaine concentration peut entraîner des maladies de la sphère oto-rhino-laryngée ou de l'appareil digestif.
Dans l'eau, les germes pathogènes sont assez difficiles à détecter. C'est la raison pour laquelle on recherche les germes banaux présents en grande quantité dans le tube digestif. Ceux-ci vont constituer des germes indicateurs de contamination fécale. Leur présence dans une eau de baignade indique qu'il y a une probabilité que des germes pathogènes y soient également présents. Pour ces germes, des normes de qualité ont été fixées la directive européenne du 8 décembre 1975, transposée en droit national par le décret 81-324 du 7 avril 1981 fixant les normes d'hygiène et de sécurité applicables aux piscines et baignades aménagées. Les résultats des contrôles sanitaires effectués tout au long de la saison balnéaire (en général au moins deux fois par mois) sont affichés sur les lieux de baignade. Ils permettent la détermination de quatre classes de qualité : · A : eau de bonne qualité ; · B : eau de qualité moyenne. Les eaux de baignade classées en A ou en B sont conformes à la réglementation ; · C : eau momentanément polluée ; · D : eau de mauvaise qualité. Les eaux de baignade classées en C ou en D, ne sont pas conformes à la réglementation.
Une eau de baignade, dans laquelle ces normes sont respectées, ne présente pas de risque pour la santé du baigneur. A contrario, il est difficile d'identifier précisément le risque encouru par une personne qui se baigne dans une eau dite de mauvaise qualité. Ce risque dépend de l'état de contamination de l'eau par des germes pathogènes, mais aussi de l'état de santé du baigneur lui-même. Certaines personnes pourront se baigner dans une eau polluée sans contracter la moindre maladie. Toutefois, pour une population prise dans son ensemble, la baignade en eau polluée correspond à une augmentation du risque d'apparition de troubles de santé.
Comment éviter les risques infectieux liés à la baignade
La prévention de ces risques peut se décliner selon deux directions : · se baigner dans les eaux de qualité A ou B et respecter les interdictions qui pourraient être prononcées en cours de saison par les services locaux. ; · éviter de se baigner après les orages.
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